Maison de quartier des Ors


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Une Maison de quartier, un ensemble à vivre.
La maison de quartier des Ors est une association d’éducation populaire implantée dans le quartier ouest de Romans-sur-Isère (au 26 rue Magnard). Ce quartier très étendu entre « urbain et rural » accueille près de  10 000 habitants. Il est le plus important en population sur la commune, avec une double caractéristique : de nombreuses familles avec enfants et un fort taux de personnes âgées.

La maison de quartier des Ors a pour objectifs le développement des liens sociaux et la cohésion sociale du quartier ouest, ainsi que le développement de la citoyenneté de proximité et de l’engagement collectif des habitants : « C’est passer de l’habitant à l’adhérent-usager à l’adhérent-citoyen ». L’association a commencé ses activités en 1987. Elle est agréée « centre social » par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) de la Drôme depuis 1998. Affiliée à la Fédération des Centres sociaux de France (FCSF), la maison de quartier se réfère à la charte fédérale des centres sociaux adoptée en 2000. Elle se définit comme « un foyer d’initiatives portées par les habitants associés, appuyés par des professionnels, capables de définir et de mettre en oeuvre un projet de développement social pour l’ensemble de la population d’un territoire ».

C’est un équipement où chacun peut trouver sa place. C’est un lieu où se ressourcer est possible, où le seul fait d’être une personne suffit  à porter une initiative à explorer ensemble. Une initiative suffit à ce que la personne en parle, la partage, et le fait commun démarre.

Grâce à cette transmission la personne devient digne au sens propre du terme tel qu'écrit dans le premier article de la déclaration des droits de l’Homme : « Les Hommes naissent libres et égaux en dignité et en droit ». C’est ainsi que s'ouvrent et s'organisent les lieux communs propices aux rencontres, à la construction pour faire avec, aller vers, s’élever à condition que l’accueil ne soit pas aménagé comme un bureau d’admission.

 ICI on rentre par le TOI....

Offrir le café, proposer une visite, expliquer qui on est, d’où on vient, discuter à l’ombre d’un arbre, partager un repas,.... Voilà les premiers pas dans la maison de quartier des ORS. C’est le lieu du côte à côte et non du face à face. Mais c’est surtout un lieu où l’on doit protéger les plus faibles, ceux qui, par leur parcours de vie, sont isolés et qui cherchent à retrouver un minimum de dignité, de chaleur humaine, de tranquillité. L’accueil dans une maison de quartier est l’axe essentiel de son action. C’est grâce à la qualité de l’accueil que nous tissons ou retissons le lien social, sans cesse malmené par les aléas de la vie. Penser que ce lien est acquis est une erreur, il est le fruit d’une permaculture que nous devons en permanence travailler. C’est en quelque sorte une éthique de base pour que la vie en société soit plus agréable,  plus ouverte, plus émancipatrice et sans discrimination, autorisant la parole qui participe à la recherche de plusieurs solutions possibles dans laquelle chaque Maison devrait agir pour rénover la participation des habitants au cœur d’une démocratie participative et délibérative.

L'éducation populaire qui est au cœur de la mission/vocation des maisons de quartier, a un véritable rôle à jouer pour questionner les valeurs de notre société et contribuer à ce qu’elle soit plus respectueuse et plus responsable du cadre de vie des habitants.

En ayant un rôle d’alerte des consciences, il parait logique qu’elles se préoccupent des questions de cadre de vie c’est à dire qu’elles permettent à tous de s’interroger sur la préservation de l’environnement qui l’entoure agissant sur la coopération pour vivre ensemble.

Un avenir plus extraordinaire nous attend si nous cheminons ensemble vers un futur qui permet à la parole locale d’être plus représentée. Nous devenons des producteurs/consommateurs au lieu d’être de simples consommateurs.

La coopération s’installe pour mettre en marche une justice sociale qui contribue à la protection des ressources en reconsidérant la richesse autrement.

Concilier social, économie et écologie paraît soutenable pour cette mise en œuvre prenant en compte les familles dans cet ensemble à vivre constitué de leur cadre de vie pour tisser des liens entre l’urbain et l’humain, l’information et la formation, la concertation, le dialogue, la culture et l’action.