Producteursducoin.com propose de structurer la vente directe dans la Drôme et l'Ardèche

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par Association FD CIVAM 26 | Fédération Départementale des CIVAM de la Drôme
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Producteursducoin.com propose de structurer la vente directe dans la Drôme et l'Ardèche
Des agriculteurs se regroupent sur un secteur géographique pour vendre leurs produits en direct et en local. Les consommateurs passent leur commande sur le site Internet www.producteursducoin.com et viennent chercher leur colis sur le point de dépôt aux horaires fixés par les producteurs. Une initiative innovante en passe d'essaimer sur d'autres territoires.

 

producteursducoin.com, une histoire de rencontres…

Ce projet est né de la rencontre entre consommateurs et producteurs, accompagnés par le travail de deux associations Microfac et la FD CIVAM 26, dans le cadre d'un programme européen Tiss'Equal.

 

producteursducoin.com voit alors le jour avec pour objectifs de:

  • Cultiver les liens entre consommateurs et producteurs
  • Développer les économies locales par un canal de distribution géré par les producteurs eux-mêmes
  • Responsabiliser les consommateurs dans leurs choix de consommation

 

L'achat de produits locaux et de saison, en plus des impacts positifs sur l'environnement et l'économie locale, favorise la rencontre, le dialogue, la compréhension. Piloté aujourd’hui par des producteurs, la F.D. C.I.V.A.M. Drôme et Microfac, le projet devrait se développer sur d'autres territoires, en proposant ce concept à ceux qui souhaitent trouver un système alternatif de vente directe et s’inscrire dans une dynamique de réseau.

Un groupe fonctionne déjà depuis fin 2007 sur la Drôme des Collines. Un autre est en cours de réflexion sur le secteur du Grignan-Tricastin. Ils recherchent d’autres producteurs motivés pour étoffer leur groupe.

Un accompagnement est proposé pour la structuration des groupes, avec des journées de formation. Chaque groupe local est ensuite indépendant et gère son propre fonctionnement (la composition du groupe, son organisation interne, la mise en ligne des produits et des informations sur les exploitations, la préparation et la distribution des commandes, l’organisation des évènements saisonniers).

Les producteurs garantissent la plus grande transparence et permettent ainsi aux consommateurs de disposer d'outils pour faire leur choix en toute connaissance de cause ; ainsi pour chaque produit et producteur des explications détaillées sont données par l'agriculteur lui-même.

Ils font aussi le choix de laisser toute liberté au consommateur : Liberté de commander ce qu’il veut et quand il veut.

 

Respect du vivant (des humains, des animaux, de l'environnement) ; Engagement, Solidarité,  Equité… telles sont les valeurs défendues à travers la Charte de producteursducoin.com.
   

Télécharger la plaquette

 

Le projet est soutenu par la Région Rhône-Alpes et le Conseil Général de la Drôme.
 

Pour toute information et pour la structuration d’un groupe local, contacter :

 FD CIVAM Drôme   <!--[if !vml]--><!--[endif]-->
 25, rue Pasteur - 26260 SAINT DONAT
 Tél : 04 75 45 13 15 - Fax : 04 75 45 26 79
 Courriel : producteursducoin@free.fr
 

Pour contacter un groupe de producteurs existant :
Courriel : contact@producteursducoin.com
Site : www.producteursducoin.com

 *producteursducoin.com est une marque déposée à l’INPI  

Fichier attachéTaille
Plaquette_producteursducoin.com.pdf296.01 Ko

5 commentaires

Di Girolamo il a 2 an 23 semaines

Ne pas se tromper d'objectifs.

Le producteur "du coin" c'est le producteur de proximité : le coin c'est la commune , la communauté de communes , le bassin de vie , là où les gens vivent, font leurs achats, se côtoient .

Plus on élargit ce coin plus on retombe dans une logique marchande et de production correspondant à des marchés larges et quantitatifs , supposant emballages et transports , fermes d'une dimension déjà relativement importante.

La vente directe , le circuit court c'est tout autre chose , c'est relié à un territoire à des acteurs et à l'envie de développer  ensemble ce territoire .

Le fait de favoriser ce type de valorisation des produits à une échelle large ,ici deux départements , a des effets, d'autant plus pervers qu'ils restent invisibles , sur le développement des micros territoires  et la mobilisation des acteurs à ces échelons de proximité.

Les agriculteurs producteurs vente directe ne sont pas si nombreux que cela et les faire s'installer sur des marchés "courts élargis" c'est engendrer une situation peu propice au développement local , local signifiant ici proximité et micro bassin de vie.Ils ne sont plus incités à s'auto organiser localement puisqu'on leur offre la possibilité de débouchés à des échelons plus larges.

De ce fait il y a effectivement une structuration mais elle n'est pas favorable à une analyse en profondeur des problématiques locales et globales.

FD Civam par ses choix stratégiques , ici producteurs du coin ,là de Fermes en Fermes se positionne comme un élément structurant au niveau national et départemental et sans s'en rendre compte ,au niveau de ses acteurs et chargés de mission, joue un rôle très négatif : comment un producteur drômois ou ardéchois , à moins d'avoir une production "fermière industrielle" pourrait il approvisionner  à la fois la journée de fermes et fermes , les livraisons du coin et le marché régulier local ?

C'est bien le marché local qu'il faut renforcer et structurer! Il suffit que les écoles et que les consom'acteurs locaux achètent local pour qu'on s'appercoivent immédiatement de l'immense déficit en terme de produits et donc de producteurs ! Ce sont les bassins de vie , la relation entre producteurs ,consommateurs, collectivités locales etc qu'il faut structurer! C'est cela le développement local .

Autre problème de fond : quand une association , FDCIVAM pour ne pas la nommer  se positionne comme élément structurant à ces échelons .... Les associations locales souhaitant s'organiser et se prendre en charge localement , créer un site et des points de livraisons, créer un circuit de visites locales se trouvent privées de possibilités de financement et sont invitées à rentrer dans le rang de l'organisation nationale.

Nous vivons une époque difficile et trouble où règne une certaine confusion des esprits incitant à certains raccourcis .....  Je pense sincèrement que la politique menée par les Civams ,du moins sur les aspects évoqués ici , ne va pas dans le sens d'une organisation durable de nos territoires.

Cela dit , je reconnais volontiers que ce mode de commercialisation correspond tout à fait à certaines structures agricoles qui ont besoin de marchés larges pour écouler leurs productions..Mais chaque médaille à son revers !

manuel il a 2 an 21 semaines

réponse

Après avoir lu plusieur fois votre réaction à cet article, je me permet d'y ajouter quelques modifications quant à la démarche civam.

Pour commencer, il me semble que le projet producteur du coin s'intègre parfaitement à une démarche par micro territoires. On parle effectivement de coins (au pluriel), on parle de démarches collective de la part des producteurs, on parle d'autogestion dans le fonctionnement interne de chacun des groupe, ce qui signifie, que chacun de ces groupes est le fruit d'une réflexion collective issue de la rencontre de producteurs et de consommateurs originaires d'un même territoire... C'est ce que je lis sur la plaquette.

Par rapport à vos remarque sur l'organisation de 2 ferme en ferme, je pense qu'il faut faire une distinction entre l'opération au niveau national (coordonnée par la FN Civam), sa coordination régionale (FR CIVAM RA), et enfin au niveau départemental (FD Civam 26/07),  et en plus de cela, une organisation local, par micro-territoires, ce qui est appelé circuits. L'organisation départementale de cette opération une somme d'oarganisations locales, c'est à dire par circuit, les agriculteurs, accompagnés par des animateurs, décident et organisent eux même l'opération sur leur territoire. Au niveau départemental, un pilote (agriculteur) est choisi par lesagriculteurs des circuits, et l'ensemble de ces pilotes constituent un comité de pilotage qui choisi chaque année les orientations de l'opération au niveau départemental. L'echelle que vous qualifiez de large est finalement très locale.

Pour ce qui est du caractère que vous qualifiez d'industriel de la production fermière des agriculteurs participants, il faut rappeler que chacun des nouveaux participants reçoit une formation agriculture durable, et qu'ils ont tous une approche durable de l'agriculture. Pour ce qui est des quantités, je ne répondrais pas à leur place, ces personnes sont tout à fait capables de s'organiser pour préparer ce week end, qui est pour eux un coup de pouce non négligeable au niveau trésorerie (début de saison). Il faut rapeller que les agriculteurs participants sont responsable de l'image de l'opération, et ça, ils en sont tout à fait conscients.

Enfin, pour l'aspect trusting des subventions par les Civam, vous semblez dire qu'à eux seuls, les civam sont coupable de la stagnation actuelle d'un approvisionnement lacal en produits agricoles. Je pense qu'au lieu de désigner des coupable, il faudrait commencer à travailler ensemble sur ces question, civam, agribio, chambre, toutes les structures compétentes commencent à travailler ensemble, c'est long, les défis sont de taille, mais ces logiques de partenariats existent bel et bien, et conditionnement de plus en plus l'attribution de certaines subventions.

 Ces subventions, venons-y, je pense que les pays par exemple ne font aucun favoritisme en matière d'attributions des aides, quel que soit le porteur de projet (groupe d'agriculteur, association, ...), au contrainre, c'est la diversité, la complémentarité, la multiplicité des approches et des méthode qui fait la force d'un territoire.

 

Voilà, j'espère vous avoir éclairé sur ces quelques points , si vous voulez en savoir plus, je répondrais avec plaisir au numéro de la fédération départementale de l'ardèche.

Di Girolamo il a 2 an 21 semaines

Merci grandement pour la réponse

 Merci grandement pour la réponse ;et merci aussi pour l'invitation au dialogue que je ne manquerais pas de saisir .

Loin de moi l'idée de négativiser globalement l'ation des CIVAMS qui font et depuis longtemps du bon travail . Il est difficile dans un commentaire , nécessairement succinct, de développer la nuance et d'aller au fond des choses , d'où cet aspect un peu provocateur , mais qui n'a d'autre but que d'avancer ensemble parce que c'est difficile .

Je vais moi aussi prendre un peu de temps pour tenter d'expliquer ce qui m'apparaiît comme un vrai problème , et sans aucunement jeter d'anathèmes sur qui que ce soit.

A très bientôt donc sur ce blog et éventuellement à la fédé départementale

manuel il a 2 an 13 semaines

Bonjour, Cela fesait un

Bonjour,

Cela fesait un moment que je n'étais pas venu sur le site, et je viens de lire les présisions que vous avez apporté à notre précédente discussion.

Pour commencer, je trouve cela très important que de communiquer sur le passé, en tant que nouvelle équipe, nous n'avons pas de boule de cristale qui nous permettre de connaître et encore moins de comprendre ce qu'il s'est passé avant nous. Vos deux exemple sont intéressant, je les transmet à toute l'équipe, et je pense que sur le fond nous sommes dans la même démarche, ou presque. Quoi qu'il en soit je reçoit vos arguments. En dehors de de ferme en ferme, l'objectif de la fédération est d'accompagner des groupes d'agriculteurs, à des échelles souvent plus locales que celle d'un pays, et c'est une volonté que nos élus réffirment sans cesse.

Pour ce qui est de votre projet en ardèche verte, voici l'adresse de la FD 26: fdcivamdrome@free.fr je pense qu'il est important que vous vous rencontriez bien en amont, car des échanges voir des partenariats sont possible, et prennent tout leur sens aux vues de ce que vous m'avez exposé. La chargée de mission est en demande d'échange et de rencontre, elle non plus ne peu pas forcément connaître tout ce qui existe ou est en projet sur tous les territoires.

 Je termine ce mail ici en vous souhaitant une bonne journée et bonne continuation dans vos projets.

 

Cordialement

 

Manuel

Di Girolamo il a 2 an 21 semaines

@ manuel Je reviens donc

@ manuel

Je reviens donc vers vous pour préciser un peu ma pensée . Premier point : il n'y a pas photo pour moi : les civams font du bon travail et leurs actions sont positives notamment dans le soutien qu'elles apportent aux producteurs fermiers en terme de valorisation économique de leur produits. Néanmoins rien n'est parfait en ce monde et malheureusement je pense aussi qu'en terme de développement local durable , ces actions ont besoin d'un correctif parce qu'elles ont un impact très négatif. Il ne faut en effet pas confondre et mettre sur le même plan le développement des filières et le développement d'un territoire .La filière qu'elle soit celle de la production fermière de qualité ou une autre a un caractère sectoriel et ne rend pas compte de l'aspect global d'un territoire ; ainsi développer une filière et développer un territoire ne répond pas à la même logique , n'utilise pas la même méthode , ne vise pas les mêmes objectifs ; l'idéal étant bien sûr que le développement de la filière soit en cohérence avec le développement du territoire.  Je ne vais pas m'attarder là dessus mais l'illustrer par deux exemples concrets:

1)       il y a déjà plusieurs années  j’ai été à l’origine avec d’autres,  des marchés à la ferme du pays de l’ay au doux , manifestation impliquant un ensemble large d’acteurs , et qui n’existait pas dans la région ;ces marchés fonctionnent toujours et ont fait « des petits » ; dans la même dynamique , nous avions  initié des « Portes Ouvertes de Pays » : sur 2 jours un ensemble large d’acteurs , agriculteurs , artisans, entreprises, associations, artistes, collectivités etc , ouvraient leur portes ; le but étant de tisser des liens et de faire naître un sentiment d’appartenance territoriale , une solidarité , une envie de développer et gérer ensemble le local ; Les deux premières années de démarrage ont été un succès et annonçaient un bon avenir pour cette démarche ;  il se trouve qu’ à ce moment là et dans les mêmes dates , les civams ont décidé d’installer de fermes en ferme en Ardèche … Les Portes Ouvertes de Pays encore fragiles sur le plan de l’organisation, des financements ,de l’implication des acteurs etc n’y ont pas résistées : plus de crédits , difficulté pour les producteurs de participer quasi au même moment  à deux manifestations , beaucoup ont préféré le résultat(économique) plus immédiat et l’efficacité civam  etc etc

2)     

Je suis membre du Conseil Local De Développement du Pays de L’Ardèche Verte ( structure officielle de démocratie participative ouverte à tous) ( le pays de l’Ardèche Verte est une structure de développement locale comprenant des élus réunis dans un comité de pilotage , des chargés de mission et le conseil citoyen ; des contrats de développement sont signés avec la région Rhône Alpes qui apporte des aides financières sur des projets. C’est donc une échelle territoriale tout à fait intéressante et disposant d'un bon outil pour le développement local .

Je suis en train de proposer un projet consistant à regrouper l’offre locale en créant une marque Ardèche Verte et dans un premier temps à créer un site de vente en ligne avec points de livraison ; ce projet est sur la forme très semblable à ce que lance les civam avec producteurs du coin sauf que sur le fond c’est très différent : le but est d’enclencher une démarche de développement  et d’organisation de l’économie locale autour de la notion de pays et de l’outil Ardèche Verte ; tous les acteurs sont ici concernés (collectivités , entreprises, producteurs,consommateurs, associations etc ) ; au départ ce sont les produits fermiers qui seront les premiers concernés mais très vite , l’ensemble des biens et services locaux.  C’est du développement local durable : face à la crise globale (économique,sociale , écologique..) les acteurs cherchent à se solidariser pour trouver des solutions locales , organiser leur territoire de façon durable. Ce regroupement de l’offre va de pair avec un travail en amont pour enrichir cette offre (installations,création d’ateliers etc ) et aval ( organisation de la vente et distribution, renforcement de la demande ,communication..)

Si les civams viennent sur notre territoire sans prendre en compte cela, comme ils l’avaient fait pour les portes ouvertes de pays il y a qq années , ils vont casser une dynamique territoriale : le peu d’agriculteurs motivés choisiront la proposition civam qui est plus facile , déjà organisée,immédiatement plus efficace …. Une partie des élus se trouveront délivrés d’une démarche qui les impliquerait sans doute trop à leur goût. .  

Il me semblerait tout à fait intéressant de creuser ces réflexions et de voir comment adapter l'action "producteurs du coin" à une dynamique de pays . Bref voir comment l'efficacité et le réseau civam peut venir renforcer et aider cette dynamique. 

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